Depuis la NUPES, puis le Nouveau Front populaire en 2024, un espoir s’est exprimé à Toulouse : celui de politiques réellement alternatives, capables de rompre avec des années de gestion libérale qui ont affaibli les services publics et les solidarités, qui ont aggravé les inégalités et nourri la défiance démocratique, tout en faisant le lit de la montée de l’extrême droite et de ses idées qui trouvent, il faut le dire, trop souvent des relais dans une droite de plus en plus perméable.
Les résultats du premier tour des municipales en sont aussi un signal d’alerte. L’abstention a été massive : près d’un·e Toulousain·e sur deux ne s’est pas déplacé·e pour voter. C’est la confirmation d’une crise démocratique profonde. Une crise qui s’enracine dans la fragilisation des services publics, dans la baisse du pouvoir d’achat et dans l’aggravation des inégalités.
À Toulouse, l’extrême droite ne réalise pas un score déterminant. Mais l’invisibilisation des questions sociales et la prédominance des discours sécuritaires font le jeu de la droite toulousaine et d’une union des droites aujourd’hui aux portes du Capitole, se construisant autour de Jean-Luc Moudenc.
Face à cela, nous saluons la responsabilité des listes de gauche qui ont choisi de s’unir. Pour la FSU, cette perspective d’unité n’est pas nouvelle. Nous la portons depuis longtemps dans le mouvement social. Dès 2023, nous appelions à l’union des forces de gauche pour répondre aux exigences du monde du travail.
Cette union est indispensable pour permettre qu’une politique progressiste de rupture soit menée au Capitole, une politique au service des travailleurs, des travailleuses des privé.es d’emploi et des retraité.es.
Car oui, les choix politiques d’une municipalité ont des conséquences directes sur nos vies : sur le logement, les transports, les écoles, les crèches, l’action sociale, les services publics de proximité, la culture ou encore le sport...
Pour la FSU, cette politique doit répondre à des urgences très concrètes :
Sur la question de l’emploi, nous défendons des dispositifs comme Territoire zéro chômeur·ses, qui permettraient de créer des emplois utiles socialement et de répondre à des besoins aujourd’hui ignorés par le marché et insuffisamment pris en charge par les services publics.
Mais aussi sur la question de la précarité et du droit à vivre dans sa ville. Aujourd’hui à Toulouse, il devient impossible pour de nombreux travailleurs et travailleuses de se loger dignement. Quand un·e agent·e de catégorie C ne peut plus payer un loyer dans la ville où iel travaille, c’est le signe d’un modèle urbain profondément injuste. Nous devons donc travailler avec les collectifs, les organisations syndicales et les acteurs de l’action sociale pour construire des solutions qui permettent aux classes populaires de vivre et travailler à Toulouse.
Également sur la question de l’éducation, qui est au cœur de notre action syndicale. Des engagements ont été pris : maintenant il faut des actes.
La FSU demande la mise en place d’un cadre de travail clair entre la mairie, les organisations syndicales et les parents d’élèves pour suivre concrètement la mise en œuvre des engagements : recrutements, conditions d’accueil dans les écoles, restauration scolaire, rénovation des bâtiments...
Pour la FSU, Toulouse doit être une ville de solidarité qui protège. Une ville qui investit dans les services publics. Une ville qui permette à toutes et tous de vivre dignement.
Et cela passe aujourd’hui par cette union des forces de gauche.
L’avenir de Toulouse se joue dimanche.
La FSU appelle les travailleurs, les travailleuses, à se mobiliser, à porter nos revendications et à voter pour la liste Demain Toulouse – La Gauche Unie.