Le président de la République aggrave de jour en jour la crise démocratique
Demeurons vigilantEs, réactives et réactifs !
Dans une intervention livrée à la presse nationale mardi 23 juillet, le Président de la République a fait, une fois de plus, la démonstration du déni politique et du refus de se plier aux règles démocratiques qui le caractérisent depuis son accession au pouvoir. Il nie l’évidence du résultat des élections législatives : le rejet majoritaire de sa politique, et le renforcement sans précédent de l’extrême-droite.
S’exonérant de ses responsabilités telles que définies dans la constitution, ses propos ont laissé entendre qu’il refuserait de nommer la première ministre présentée par le groupe majoritaire issu des dernières élections. Sachant qu’une fois nommée, elle aurait à constituer un gouvernement chargé de mettre œuvre le programme du Nouveau Front Populaire, nous sommes face à une situation aussi grave qu’inédite dans le fonctionnement des institutions.
Ce faisant, le Président de la République confirme qu’il défend les intérêts du Capital en continuant de contribuer au chaos politique qu’il a lui-même déclenché au fil des initiatives politiques qui auront marqué son mandat. Arguant d’une chimérique union nationale, qui verrait se conjuguer des projets politiques objectivement inconciliables, et d’une supposée trêve politique qu’accorderait les jeux Olympiques, il vient une fois de plus s’assoir sur les principes démocratiques et la volonté populaire qui s’est exprimée.
Organisations associatives, syndicales, politiques, citoyennes et citoyens engagé.es dans la dynamique crée autour du Nouveau Front Populaire, nous ne nous laisserons pas voler notre victoire politique et nous nous engagerons résolument à combattre toute volonté, serait-elle présidentielle, de détourner les règles du jeu démocratique au bénéfice d’intérêts contraires à la volonté populaire.
Toulouse, le 27 juillet 2024
communiqué de presse unitaire à l’initiative de CGT 31, FSU 31, LDH 31